Tous au concert !

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Sur la plage de Petit M’bao au Sénégal où a été enregistré Meya

« Meya » (la nostalgie en mandingue), le premier album d’Ameth Sissokho, est né dans la cour de la maison familiale, à Petit M’bao, un village de pêcheurs à moins de trente kilomètres de Dakar.

C’est une histoire de famille, de frangins et d’exil.

Les Sissokho sont griots depuis des générations. Les trois frères se sont retrouvés pendant deux mois, pour écrire, composer, jouer. Sory, le joueur de Kora. Aladji le chanteur à la voix rauque et luthier de kora. Ameth le cadet, qui chante, lui, à façon nasillarde des griots. Ameth a quitté le Sénégal il y a huit ans. Il est revenu au pays natal retrouver ses frères, avec des compositions sous le bras, et ces manques d’exilé qu’il a comblés en musique.

Mais l’exil n’est pas fait que de douleur. Ameth a chanté dans les cafés de la Goutte d’or, de Belleville et d’ailleurs,  et c’est à Paris qu’il a rencontré Lise Belperonne. Elle est venue avec son accordéon jouer dans la cour de Petit M’bao, accompagnant avec douceur, chaque morceau.

L’album est donc le fruit de ces mélanges. Les frères Sissokho y chantent l’amour, l’exil, l’amertume, et la joie. Sur place, il est aussi question de transmission, question d’enfance, celle des souvenirs bien sûr. Celle aussi des quatre enfants de Sory et des deux d’Aladji, et même celle des cousins, des voisins, qui sont venus sauter et danser dans la cour des Sissokho, découvrant l’accordéon, ce drôle d’instrument venu de France.

Meya est une succession de balades, tout en acoustique, un blues venu du Sénégal. Les langues se mélangent parfois à l’intérieur d’un même morceau : le peul, le mandingue, le wolof, le français. Les instruments s’y mêlent : la Kora, la guitare, les percussions, l’accordéon.

Sora Yaa band (le nom du groupe qu’Ameth a créé à Paris) signifie en français, la beauté des étoiles. Et sous les étoiles de Meya, si on tend bien l’oreille, on entend parfois le chant des grillons.

Lancement de l’album Meya : le 20 Avril à 20H à « Alimentation générale », 64 rue Jean Pierre Timbaud 75011 Paris. métro  Parmentier

 

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Portrait d’Ameth Sissokho paru en février 2017 sur le blog : https://edithcanestrier.wordpress.com/2017/02/23/ameth-sissokho-graine-de-griot/